Tradition & modernité

Tradition

Le vocabulaire de la fauconnerie est d'une très grande richesse. Véritable architecture de la connaissance de la chasse au vol, il permet de mieux appréhender la fauconnerie. Il est le témoin d'un art ancien qui se perpétue depuis des siècles dans le monde des fauconniers,  reflet d'un art séculaire.

L'utilisation de cette langue, outre son caractère spécifique, définit l'âge, le comportement, l'anatomie, le vol, l'attitude de notre compagnon, etc. Le champ sémantique sur l'acte de chasse de l'oiseau est le plus productif.

On dira par exemple qu'une femelle  est une forme et un mâle un tiercelet car très souvent plus petit  d'1/3 que la femelle. Selon l'âge et son habitat, l'oiseau a un nom précis.

Un niais pour un oiseau de bas vol ou un rochier pour un faucon est un oiseau encore en partie en duvet qui va commencer un apprentissage car de par la législation, nous pouvons uniquement faire voler des oiseaux nés dans des élevages ou désairés (déniché) dans la nature. L'affaitage  n'a de sens que pour la fauconnerie : il n'y a pas de dressage d'un animal mais une acquisition d'étape basée sur l'inné et la récompense qui amène à la complémentarité de l'homme, du chien et l'oiseau.

Chaque type de chasse : haut vol, bas vol a son propre langage. Chaque oiseau a une sémantique : on parle de main pour définir les serres du faucon mais de griffes pour les aigles, autours, buses, etc. Il en va de même pour le plumage.

Hormis les thèmes abordés ci-dessus, le vol proprement dit a son vocabulaire ainsi que l'attitude de l'oiseau traduisant des impressions, des situations.

Les ustensiles que sont le chaperon et les jets n'appartiennent qu'à la chasse au vol.

Cette tradition pour notre équipage se traduit par une tenue dite d'équipage de vol.  

Expressions passées dans le langage courant:

Prendre son essor

Se leurrer

Faire carrière

Prendre le change

Chaperonner

Haute volée

Le lexique de la chasse au vol sur les mots de Hubert Beaufrère aux éditions Jacques Laget rassemble tout  le vocabulaire. Certes, certains mots ne sont et ne seront plus employés en fauconnerie du fait d'une connaissance scientifique plus avancée mais leur appellation plus imagée est une aide pour désigner le symptôme d'une maladie  ou bien encore le stade du développement lors de sa capture en milieu naturel.

D'autres mots arrivent dans ce vocabulaire du fait de nouveau mode de vie et de pensée mais aucun anglicisme.

Modernité

Paradoxalement, notre pratique de la chasse au vol hérite d'un passé glorieux  mais elle est empreinte de modernité. Comme tout monument,  le socle de la connaissance est indestructible mais les concepts constructifs sont différents.

Notre monde moderne devient plus rationnel et scientifique mais aussi plus mercantile : il nous donne des facilités d'existence pour nos oiseaux.

 

Nous trouvons sur le marché l'opportunité d'avoir le choix d'une alimentation disponible  toute l'année et de très bonne qualité.

Nous bénéficions :

des soins vétérinaires adaptés à la spécificité de nos oiseaux par des professeurs d'université,

de nouveaux protocoles thérapeutiques afin de lutter contre les maladies aviaires

d'une approche éthologique plus proche du comportement de nos oiseaux

des conditions sanitaires strictes pour la vie en volière de nos rapaces

d'une approche cardiologique par des entrainements répétés.

de la technologie par le biais de balise GPS ou d'un émetteur clipsé sur  une attache sur le dos de nos oiseaux  qui permet de suivre en direct le vol, la direction et l'altitude de nos rapaces.

Des membres de notre équipage participent à des Sky trials à l'étranger, c'est à dire, à des compétitions où des critères de rapidité de vol, d'altitude et de beauté sont notées par un jury . Souvent organisées en Espagne, elles permettent dans une atmosphère sympathique de voir voler des oiseaux et d'échanger avec d'autres fauconniers étrangers. Ces compétitions sont  réservées à des oiseaux dont l'unique but est d'atteindre les objectifs que nous recherchons pour ce type de vol.

Nous volons avec nos oiseaux lors d'une demande de propriétaire ou de collectivités pour la destruction d'espèces nuisibles si les conditions de vol terrain et la météorologie permettent de pratiquer notre chasse.

L'effarouchement avec des oiseaux de proie après obtention des autorisations préfectorales prolonge la période de chasse sur oiseaux nuisibles ou lapins jusqu'au mois de juillet.

 

2017 crée par François Curial

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